DIVERSITE

Quand on parle de requins, on imagine couramment un grand requin blanc, avec des dents tranchantes.

Pourtant, il existe de nos jours plus de 500 espèces aux formes, tailles, et cycles de vie variés.

C’est une illustration parfaite de la diversité.

 

Diversité des tailles

Le mot « requin » évoque bien souvent un grand animal, et pourtant plus de 80% des espèces connues à ce jour ne dépassent pas 1 m.

 

Certains sont des géants, comme le requin baleine qui est le plus grand poisson connu au monde et peut dépasser 20 m. Le Sagre elfe, lui, n’excède pas 0,18 m à l’âge adulte.

 

Le sais-tu ?

Le Mégalodon (Carcharodon megalodon), ancêtre du grand requin blanc, pouvait mesurer plus de 17 m de long et sa mâchoire 2 m de haut.

Imaginez un grand requin blanc, mais 3 fois plus grand !

Un requin baleine à côté d'un plongeur. 

Crédit photo : Franck Mazéas

 

 

Un requin tapis.

Crédit photo : Klaus Stiefel / FLICKR

Diversité des formes

Même si très souvent le requin a une forme « hydrodynamique » comme une torpille, il existe des espèces aux formes surprenantes, témoignant de leurs adaptations à leur mode de vie.

 

Par exemple, le requin marteau possède une tête large et aplatie. Celle-ci lui permet de détecter ses proies enfouies dans le sable grâce aux nombreux récepteurs répartis sur son « marteau ». Ce « marteau » lui permettrait notamment de bloquer contre le substrat ses proies favorites : les raies pastenagues.

 

Le sais-tu ?

Certains requins ont recours au mimétisme pour survivre, c’est-à-dire qu’ils vont se confondre avec leur environnement, pour capturer leurs proies ou bien se cacher des prédateurs. Par exemple, le requin tapis possède une couleur de peau et des excroissances de peau positionnées de telle façon qu’on peut le confondre avec un substrat recouvert d’algues.

 

 

Diversité alimentaire

Les requins sont tous carnivores : ils mangent des animaux de toutes les tailles et natures.

 

Les proies vont des petits organismes planctoniques pour le requin baleine, jusqu’à de grands mammifères marins pour le requin blanc, en passant par des invertébrés et des poissons osseux pour le requin nourrice, ou parfois même d’autres poissons cartilagineux pour le requin citron.

 

Leur alimentation et techniques de chasse varient en fonction des espèces, de l’âge des individus, de la saison et de la disponibilité des ressources :

 

-ils peuvent être exclusivement prédateurs et apprécier les animaux vivants en bonne santé ou affaiblis comme le requin gris, ou être prédateur et charognard et se nourrir également d’animaux morts comme le requin griset. Parfois, certains se nourrissent même de déchets anthropiques comme le requin tigre.

 

-ils peuvent être opportunistes et se nourrissent des proies disponibles comme le requin tigre, ou plus sélectifs comme le requin pèlerin.

 

-ils peuvent être de redoutables chasseurs et pourchassent leurs proies sur de longues distances comme le requin longimane, ou bien ils se fondent dans l’environnement et attendant qu’une proie passe à proximité tel que le requin du Groenland. 

A gauche , le grand requin blanc. C'est l’un des seuls requins à sortir sa tête de l’eau pour attraper une proie. Crédit photo : Lwp Kommunikáció / FLICKR

A droite, le requin baleine. Il aspire de grandes quantités d’eau qui vont ensuite être filtrées : c’est ça façon de se nourrir. Crédit photo : Klaus Stiefel / FLICKR

 

Le sais-tu ?

Ce n’est pas parce qu’un requin est grand qu’il mange de grosses proies et vice-versa : l’énorme requin baleine a une préférence pour le minuscule plancton, alors que le requin « emporte-pièce » ou « squalelet féroce » découpe des morceaux sur des dauphins, baleines et gros poissons alors qu’il ne dépasse pas 50 cm.

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, le requin Port Jackson qui est ovipare et produit de œufs spiralés très caractéristiques. Crédit photo : Klaus Stiefel / FLICKR

A droite, le requin citron qui est vivipare : la femelle gestante peu porter près de 17 bébés. Crédut photo : Ken Bondy / FLICKR

 

Le sais-tu ?

Chez certaines espèces, les petits se mangent entre eux dans le ventre de leur mère! Ce phénomène de cannibalisme intra utérin est aussi appelé « oophagie » et se rencontre notamment chez le requin mako et le requin taureau.

 

Diversité de reproduction

Contrairement à la plupart des poissons, la reproduction chez les requins se fait par accouplement.

L’âge de maturité sexuelle varie en fonction des espèces : il est généralement atteint après la 7ème année, ce qui est tard pour un poisson.

 

Chez ces animaux, il existe 3 types principaux de reproduction :

 

-l’oviparité, comme chez les roussettes. La femelle dépose des œufs sur le substrat. Les fœtus grandissent grâce à des réserves (vitellus) situées dans les œufs. Le temps d’incubation est généralement de 5 à 11 mois selon les espèces.

 

-la viviparité, comme chez le requin citron. Les fœtus, qui sont reliés à leur mère à l’aide d’un placenta, se développent dans le corps de la mère. Il n’y a pas de phase « œuf » : la femelle met au monde des petits entièrement développés.

 

-l’ovoviviparité, comme chez le requin nourrice. Chaque fœtus se développe dans une fine coquille remplie de vitellus située à l’intérieur du corps de la mère. Une fois le développement terminé, les petits quittent leur coquille pour ensuite être expulsés du corps de la mère : la femelle met au monde des petits entièrement développés.

 

Pour ces deux derniers cas, le temps de gestation varie en fonction des espèces : il est généralement de 9 à 12 mois mais peut atteindre parfois plus de 24 mois.